Nouvelle artiste de la galerie, Christine Soyez nous ouvre les portes de son atelier en région parisienne, et nous invite à découvrir son univers artistique.

Bonjour Christine, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Née à Paris, je suis diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs où je me suis formée au dessin, au graphisme, à la communication visuelle, et à l’animation vidéo. Parallèlement à une activité de graphiste créative indépendante, j’ai exercé une activité de plasticienne essentiellement tournée vers la peinture. Depuis une dizaine d’années, je m’y consacre entièrement. 

Comment l’art est-il entré dans votre vie ? 

Dès l’enfance, j’ai éprouvé le plaisir intense du dessin, de la création d’objets. J’ai aimé la concentration que cela suppose, l’exploration. Le regard bienveillant de l’entourage compte, mais il y a fondamentalement une dimension solitaire et autosuffisante dans cette activité qu’on sait pouvoir reproduire à volonté.

J’ai donc eu cette chance de ne jamais avoir eu à me poser la question de ce que j’allais faire dans la vie. La forme que devait prendre cette activité de création, a été l’objet d’un parcours non linéaire, mais je savais que c’était mon chemin. 

Quelle artiste êtes-vous et quelle relation entretenez-vous avec la créativité ? 

Mon lien à la créativité est un lien vital. Quels que soient les doutes qui jalonnent le parcours d’un peintre, il existe pour moi la certitude que ce besoin constitue mon ossature. 

Comment définiriez-vous votre style, votre univers artistique ? Quelles sont vos inspirations ? 

Ma technique, est rapide, gestualisée. L’exécution se fait à plat, en couches fines, avec peu de superpositions, elle se réalise dans l’immédiateté́ et la spontanéité. Entre maîtrise et liberté le résultat est de l’ordre de l’empreinte, de la trace d’un flux, d’une énergie. 

Mon travail est constitué dans la plupart des cas, de l’assemblage de plusieurs éléments peints, en fonction de la résonance qui s’installe entre eux. Cet assemblage se fait dans un rythme orthogonal qui redouble les limites verticales et horizontales du tableau conventionnel.

Les mouvements de la surface peinte s’opposent à la rigueur et à la tangibilité des repères verticaux et horizontaux de l’assemblage. Parfois même la forme de l’œuvre dépasse le rectangle du tableau conventionnel.

Mon travail au départ issu de la figuration, évolue vers l’abstraction. Abstraction ou figuration n’est d’ailleurs pas la question. Plutôt la question de ce qui subsiste de ce qui fuit, de la trace de mouvements face aux repères poreux que constituent les bords, les limites.

Nicolas de Staël disait « Les tendances non figuratives n’existent pas», « Le peintre aura toujours besoin d’avoir devant les yeux de près ou de loin, la mouvante source d’inspiration qu’est l’univers sensible ». L’univers sensible, traduit dans la matérialité de la peinture. 

Que diriez-vous à un artiste qui débute aujourd’hui ? 

D’apprendre à repérer ce qui lui appartient en propre dans son travail. À faire confiance au sentiment d’étrangeté, qui peut émerger, travailler à y reconnaître la qualité.

Pour découvrir ses œuvres, cliquez ici.